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Le village à travers le temps

01/07/1997

Dès la fin du XII° siècle, le village sera entouré d’une première enceinte de fortification
qui suit approximativement le tracé de la rue Droite. Il en subsiste encore des éléments ainsi que des maisons du XV° et XVI° siècle dont la maison Payrol qui fut une hostellerie cistercienne dépendante de l’Abbaye de Beaulieu en Rouergue, certains éléments d’architecture en portent la trace.

 

En 1210 la Croisade contre les Albigeois fait rage,

le troubadour poète Guillaume de Tudèle trouve refuge auprès de Baudouin, demi-frère du Comte de Toulouse, seigneur de Bruniquel, il commencera un très long poème en langue d’oc qui est aussi une sorte de reportage en direct de cette terrible guerre. La Chanson de la Croisade des Albigeois sera terminée par un autre poète anonyme. Entre temps Beaudoin aura rejoint Simon de Monfort, trahissant les siens, trahi à son tour, il sera pendu sur ordre du Comte de Toulouse.
En 1224, Raymond VII comte de Toulouse cède le vicomté à son frère naturel Bertrand. Faits rares pour l’époque, les habitants obtiennent même du vicomte en 1329, libertés et franchises jusqu’au XVI° siècle.

 

 

 

Une seconde enceinte fut édifiée en 1355, pendant les troubles de la Guerre de Cent Ans.

Dès le XIV° siècle, le village prospère grâce notamment à la culture du lin, du chanvre et du safran, c’est l’un des seize centres du Languedoc où étaient apportées les récoltes. Trois foires par an et trois marchés par semaine perdurèrent jusqu’au milieu du XVII° siècle.

 

Histoire des deux châteaux.

La vicomté passe à la maison de Comminges. En 1461, en raison d’une querelle entre le vicomte et son fils, une partie du château est vendue à son cousin le vicomte de Maffre et un mur de séparation est dressé autour du château vieux créant deux propriétés, la division qui va durer trois siècles et verra la construction du château jeune au XVI° siècle.
Les guerres de religion vont encore accroître l’opposition entre les deux châteaux puisque le château vieux appartient à un vicomte catholique et le château jeune à un réformé, le château vieux sera d’ailleurs en partie brûlé et détruit.
En 1780, Louis Rigal d’Ouvrier vicomte de Bruniquel met fin à la division de la propriété en achetant la deuxième moitié de la vicomté et en construisant les tourelles jumelles qui symbolisent la réunification de la propriété.
Ce n’est qu’en 1987 que les châteaux ont été achetés par la commune, avec l’aide du Conseil Général de Tarn et Garonne.

 

 

En 1621, Louis XIII mène la guerre contre les protestants,

il doit lever le siège devant Montauban. Deux ans plus tard il attaque les cités protestantes autour de Montauban, Nègrepelisse, St Antonin tombent, Les protestants attaquent Bruniquel gardé par les armées catholiques, un soldat se laissa couler, de nuit, le long de la falaise et put ramener les renforts qui chassèrent les assiégeants. A l’issue de ce conflit le deuxième rempart fut démantelé (son emplacement est actuellement occupé par la promenade du Ravelin) et toute trace de la présence protestante a été éliminée.

 

Au XIXº siècle une aventure capitaliste propulse Bruniquel dans le monde industriel.

La construction d’une liaison ferroviaire transversale, véritable feuilleton financier et industriel, suscita l’exploitation du minerai de fer, des carrières et du bois de Grésigne dans le cadre d’une activité sidérurgique aussi spectaculaire qu’éphémère. On peut admirer et profiter de cette infrastructure transformée en route départementale D115.

 

Source : http://www.bruniquel.fr/decouvrir/histoire-et-patrimoine/

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