" Le Château à Toto "
L’action est contemporaine à l’époque
d’Offenbach.
Elle se déroule dans une salle gothique du château de La Roche
Trompette.
Le Château est à vendre car son jeune propriétaire Hector de la
Roche Trompette ( rôle travesti interprété par Zulma Bouffar à la
création), dit Toto, a dissipé sa fortune à Paris avec des cocottes.
L’aristocrate s’est fait « petit crevé ».
Le baron de Crécy-Crécy ( interprété par Gil Pérès à la création),
habitant du château voisin et dont la famille est ennemie des La
Roche Trompette depuis des siècles, est bien décidé à triompher
enfin de cette guerre aussi ancienne qu’incessante, en achetant le
château mis aux enchères pour en faire… une écurie et un chenil.
Toto fait le voyage de Paris, pour assister à la vente de son
château, organisée par le notaire de l’endroit, Mr Ernest Massepain
(Hyacinthe). Il est accompagné par le marquis Raoul de la Pépinière
(Lassouche) et la vicomtesse de La Farandole (Melle Paurelle), deux
noceurs comme Lui.
Raoul de la Pépinière ne manque pas de fasciner Catherine (Mme
Alphonsine), la fermière de Toto, qui, de ce fait rudoie encore plus
son amoureux Pitou (Brasseur).
Bien qu’il se flatte d’être le « roi des gobichonneurs », Toto se
sent coupable de vendre le château de ses aïeux et il est ému par
l’amour que lui porte Jeanne ( Mme Worms), la fille du baron de
Crécy-Crécy.
Le deuxième acte est tout entier consacré à la vente du Château. La
vicomtesse aimerait bien l’acheter, elle qui est en réalité la
demi-mondaine Blanche Taupier et qui fut autrefois paysanne dans les
environs.
La vente commence. Crécy-Crécy enchérit
autant qu’il peut mais il doit céder devant le vieux général
Bougachard, en fait Pitou, à qui Jeanne a confié l’argent de sa dot.
Après la vente, on boit et l’on danse. En dansant la bourrée, Pitou
perd néanmoins tous les éléments de son déguisement. Et la
supercherie est découverte.
Le maladroit n’a plus qu’à se cacher
dans le tas de foin installé à la ferme de Catherine où Toto, Raoul
et la vicomtesse se sont installés et qui est le cadre du troisième
acte.
Il fuit lorsque paraît – sur un rappel des couplets des hommes
d’armes de Geneviève de Brabant… - un garde champêtre qui n’est
autre que Mr Massepain, déguisé pour mieux approcher la vicomtesse.
Le baron de Crécy-Crécy a recours à un stratagème similaire : il se
déguise en facteur rural car lui aussi voudrait faire de la
vicomtesse sa maîtresse.
Tandis que Catherine renonce à épouser Raoul qui s‘avère être un
simple roturier, Pitou gagne enfin son cœur en se transformant en
gandin parfumé.
Le baron de Crécy-Crécy, reconnu sous son habit de facteur rural,
est contraint d’accorder la main de Jeanne à Toto qui, grâce à ce
mariage, peut garder son château et promet de renoncer aux plaisirs
du demi-monde pour goûter aux joies authentiques de la campagne.
*
Synopsis extrait en parties de l'excellent livre de Jean-Claude Yon
: Jacques Offenbach - Editions NRF Gallimard