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Mademoiselle Moucheron,
ou simplement Moucheron comme le mentionne la partition, est un
opéra bouffe en un acte composé sous l’Empire, mais qui, à la suite d’une
incroyable série de malchances, n’est représenté que plus de douze ans
après le décès d’Offenbach.
La pièce a pour cadre un
pensionnat de jeunes filles dirigé par Mme Boulinard. Malgré la respectabilité de son
emploi, la directrice est quelque peu portée sur l’eau-de-vie et elle a
un amant, en l’occurrence, le faux accordeur de piano, Belphégor.
Berthe, l’élève la plus délurée
de la pension, déteste Mme Boulinard qui l’a surnommée « Moucheron ». Gabrielle Boulinard, la nièce de
la directrice, est amoureuse du beau Anatole auquel elle vient de fixer
son premier rendez-vous sous les murs du pensionnat.
Sa tante, Mme Boulinard, ignorant
cette idylle, la destine à un autre. Le nommé Lucien Bavolet, employé aux
télégraphes, frappé de bégaiement, lui a été vivement recommandé par un
oncle. Le mariage est donc projeté et
Bavolet, à la demande de la directrice, vient en visite à la pension, afin
de se présenter à la famille Boulinard. Ces circonstances diverses
amènent toute une série de quiproquos auxquels Berthe, on s’en doute,
prend une part prépondérante.
Finalement, Gabrielle retrouvera
son cher Anatole, Mme Boulinard sera obligée d’officialiser sa liaison
avec Belphégor et Berthe s’entendra avec Bavolet pour l’épouser à sa
majorité.
La musique sert parfaitement les
nombreuses situations comiques.
On retiendra les couplets de
Belphégor, ceux des pensionnaires, la valse de Berthe et le duo entre
Berthe et Belphégor accompagné d’un étourdissant cancan. (A Bruniquel, la situation sera
transposée dans une institution de jeunes filles, pendant les évènements
de mai 68.)
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