2001

Festivals Passés2006
2005
2004
2003
2002
2001
2000
1999
1998
1997
" Le Financier et le Savetier "

 

 Musique De Jaques OFFENBACH
Paroles Hector Crémieux
 
Châteaux de Bruniquel Tarn et Garonne
Les 28, 29 juillet, 02, 03, 04 & 05 août 2001.
 

Mise en scène : Frank T'Hézan

Direction Musicale et arrangements : Jean Christophe Keck

Piano  et Chef de Chant : David Berdery

Ensemble Orchestral et arrangements (Charleston) : Patrick Couffignal

Animation Équestre : Gérard Cammas

DISTRIBUTION :

AUBEPINE (Fille de Belazor) : Isabelle FLEUR Soprano

LA FONTAINE (Fabuliste) : Jean Michel SERENI Baryton

LARFAILLOU (Savetier) : Philippe GORTARI Ténor

BELAZOR (Financier) : Frank T'HEZAN Ténor

NICOLAS Le Fou de Pignerol (ami de La Fontaine) : Jean Louis DELAGE Mime

Le Jockey : Gérard CAMMAS

GERMANICUS (Domestique) : Claude HOLMOSE

M De FROTTEMANCHE (ami de Belazor) : Michel BLANCARD

MANOLA ESCOBAR : Dany BOURGEOIS

Takis NEPUPOPULOS (Armateur grec) : André FURLANI

LE KID (Poulbot) : Thibaut T'HEZAN

ISMENE (Compagne de Népupopulos) : Danielle VERGE-BRIAN

M. DABRY(de l'aéropostale) : Francis RODRIGUE

GERMAINE : Chantal NESPOULOUS

Les Invitées : Martine Tamelli, Martine Mourier, Annie Serniclay

Les Enfants : Clément Chevreuil, Marina Mabille, Margot Lecoursonnais
Emilie & Joséphine Rémy, Ines & Anaïs Winterhalter, Thomas Ollino, Marielle Nespoulous.
 
 

Les Musiciens :

Piano : David BERDERY

Trompettes : Patrick COUFFIGNAL, Jean COUTAL, Thierry VERDALE

Trombone : Patrick BOYER

Flûte : Kloréla KITANY

Hautbois : Yoanne GILLARD

 
 

Les Chauffeurs :

Rosengart LR2 : M. Erminio PIZZOLITTO

Faux cabriolet La Licorne : M. François LUTTENBACHER

Citroën C4 Berline : M. Jean Louis GARY

Peugeot 201 Torpédo : M. Jean Pierre DELANNES

 
  Réalisation Vidéo : Gérald Caillat et Joséphine Dechamps
 
 
Décors et accessoires : Claude et Frank T’Hézan, René Tabarly , Yvan Bianchi,
Michel Montet, Serge Grimal, Claude Nespoulous.
 
AffichePatrice Ferrer
 
Programme : Annie France Bourdeu D'Aguerre,
 
Administration : Noëlle T’Hézan
 
Intendance : Cécile Laval et Noëlle T’Hézan
 
Logistique : Michel Montet, Yvan et Betty Bianchi, Serge Grimal,
René Tabarly, Patrice Ferrer -  Thierry  et Chantal Faucher,
Kikou et Boubou - 3R - Mumu,
Christophe et Marie Barrera, Bino et Sylvie,
Jean Bapt et Sock Lin - Patrick Mahiou - Jean Lefèvre
 
Cuisinière Troupe et Tables D’Hôtes : Brigitte Littre
 
La Compagnie de la Tour Brunehaut remercie de leur collaboration Monsieur Jean Ducos pour son Orgue de Barbarie,  Monsieur Erminio Pizzolito et les Amis des Véhicules Rétros de Nègrepelisse, Monsieur Pierre Jourdan - Directeur du Théâtre Impérial de Compiègne
 
   
FABLE :
LE SAVETIER ET LE FINANCIER
de Jean de La Fontaine
Un savetier chantait du matin jusqu'au soir:
C'était merveille de le voir,
Merveilles de l'ouïr; il faisait des passages,
Plus content qu'aucun des sept sages.
Son voisin, au contraire, étant tout cousu d'or,
Chantait peu, dormait moins encor :
C'était un homme de finance.
Si sur le point du jour parfois il sommeillait,
Le Savetier alors en chantant l'éveillait ;
Et le financier se plaignait
Que les soins de la Providence
N'eussent pas au marché fait vendre le dormir
Comme le manger et le boire.
En son hôtel il fait venir
Le chanteur, et lui dit : "Or çà, sire Grégoire,
Que gagnez-vous par an? - Par an! ma foi, Monsieur,
Dit avec un ton de rieur
Le gaillard savetier, ce n'est point ma manière
De compter de la sorte; et je n'entasse guère
Un jour sur l'autre: il suffit qu'à la fin
J'attrape le bout de l'année;
Chaque jour amène son pain.-
Eh bien! que gagnez-vous, dites-moi, par journée ?-
Tantôt plus, tantôt moins: le mal est que toujours
(Et sans cela nos gains seraient assez honnêtes),
Le mal est que dans l'an s'entremêlent des jours
Qu'il faut chômer: on nous ruine en Fêtes;
L'une fait tort à l'autre; et monsieur le curé
De quelque nouveau saint charge toujours son prône."
Le financier, riant de sa naïveté,
Lui dit : "Je veux vous mettre aujourd'hui sur le trône.
Prenez ces cent écus; gardez-les avec soin,
Pour vous en servir au besoin."
Le savetier crut voir tout l'argent que la terre
Avait, depuis plus de cent ans,
Produit pour l'usage des gens.
Il retourne chez lui: dans sa cave il enserre
L'argent et sa joie à la fois.
Plus de chant; il perdit la voix
Du moment qu'il gagna ce qui cause nos peines.
Le sommeil quitta son logis;
Il eut pour hôtes les soucis,
Les soupçons, les alarmes vaines.
Tout le jour il avait l'œil au guet ; et la nuit,
Si quelque chat faisait du bruit,
Le chat prenait l'argent. A la fin le pauvre homme
S'en courut chez celui qu'il ne réveillait plus:
"Rendez-moi, lui dit-il, mes chansons et mon somme,
Et reprenez vos cent écus."

 

L’ INTRIGUE

C'est la fête du financier Belazor, et il a invité chez lui plusieurs amis, quelques uns des gros bonnets de la finance. Il les attend, terminant les derniers préparatifs, quand son voisin le savetier Larfaillou se met à chanter à tue-tête. Il vient d'ailleurs le voir pour lui demander la main de sa fille Aubépine. Le financier le met dehors sans ménagement quand arrivent ses invités. La vie de Bélazor est empoisonnée par le voisinage du savetier Larfaillou qui chante sans cesse. Ayant lu qu'il meurt un ou deux savetiers chaque année dans la région, le financier a même tenté de fusionner toutes les échoppes de savetiers en un établissement central confié à Larfaillou afin que ce dernier soit "bien forcé de mourir pour obéir aux lois immuables de la statistique". Larfaillou a repoussé son offre.
Aubépine, la fille de Belazor, fraîchement sortie de pension, fait son entrée. Pour souhaiter bonne fête à son papa, elle lui offre un dessin et lui chante cette fable de La Fontaine arrangée par ses maîtresses : Le Savetier et le Financier.
Belazor est soudain inspiré: voici le remède à tous les maux que lui procure son voisin. Sur le champ, il le fait quérir et lui donne cent écus. Larfaillou rencontre la jolie Aubépine dont il est amoureux. Il lui déclare sa flamme, elle ne reste pas insensible. Mais comment leur union pourrait-elle se concrétiser:  il est si pauvre et son père si fortuné. Aubépine lui conseille de se rendre à la Bourse- qu'elle vante dans un air "C'est très rare en somme de s'y ruiner, à moins d'être un homme qui veut raisonner…" -  et d'y engager ses cent écus.
Mais l'artisan préfère les risquer au jeu. La chance lui sourit et il finit par dépouiller tous ses adversaires. Enfin, il joue contre Belazor et lui gagne jusqu'à ses vêtements ; une fois ceux-ci endossés, Larfaillou se met à parler avec distinction tandis que Belazor adopte un langage populaire. Mais oui, parbleu, on est quelqu'un que parce qu'on est riche et bien vêtu!
Larfaillou devenu millionnaire, persuade le miséreux Belazor de lui accorder la main de sa fille et lui promet une pension en échange.

Haut de page