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Une troupe de saltimbanques poursuivie par les gendarmes après une représentation houleuse se réfugie dans une auberge isolée pour y attendre le reste des camarades perdus dans la fuite . Le patron de cette auberge, pleutre de nature, est persuadé qu’il a affaire à la terrible bande du brigand Tromb Al Ca Zar qui défraie la chronique. La Chanteuse Gigolette reconnaît dans l’aubergiste, son cousin Ignace, qui l’avait lâchement abandonnée le jour même de leur mariage, trois ans auparavant. Elle profitera du cabotinage de ses compagnons et de la couardise d’Ignace, pour reprendre sa revanche et le faire danser ... Tromb Al Ca Zar ou les criminels dramatiques (1856) tourne en dérision les grandes machines dramatico-historiques de Hugo, de Dumas père et de toute cette école de grandiloquence, typique du drame romantique. Ici, personne n’est ce qu’il semble être . La gaieté de la musique recouvre d’un manteau compatissant les agissements dérisoires de ces piètres personnages : ainsi du malicieux ensemble du jambon de Bayonne, dont la partie centrale est empruntée à La Sirène de Auber, tandis que le grand quatuor imite, en le travestissant, l’air d’Arturo, “A una fonte” des Puritani de Bellini. Le boléro tout claudicant de Gigolette est si immédiatement célèbre qu’Offenbach doit le répéter lors de la représentation aux Tuileries. Tromb Al Ca Zar ou les criminels dramatiques est créé sur le Théâtre des Bouffes Parisiens en 1856. Véritable satire littéraire des grandes machines romantiques et musicales des opéras à succès. Son excellente musique a été souvent prélevée pour enrichir des reprises d’autres oeuvres d’Offenbach. |
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